La République de Guinée a une nouvelle fois exprimé son soutien ferme et constant à la souveraineté du Royaume du Maroc sur le Sahara.
Cette position a été réaffirmée mercredi à Rabat par le ministre guinéen des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Morissanda Kouyaté, à l’issue d’une rencontre avec son homologue marocain Nasser Bourita.
Cette déclaration intervient en marge de la deuxième Conférence ministérielle sur le maintien de la paix en environnement francophone, organisée dans la capitale marocaine.
À travers cette prise de position, Conakry confirme une orientation diplomatique historique marquée par son appui à l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc et à la solution politique proposée par Rabat pour régler le différend régional autour du Sahara.
Dans sa déclaration à la presse, le chef de la diplomatie guinéenne a insisté sur le caractère « ferme, constant et immuable » de la position de la Guinée concernant la marocanité du Sahara.
Selon lui, la Guinée a toujours soutenu le Maroc dans la défense de son unité nationale et de sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire, y compris les provinces du Sud.
Cette sortie diplomatique traduit la solidité des relations entre Conakry et Rabat, deux pays qui entretiennent depuis plusieurs décennies des liens politiques, économiques et culturels particulièrement étroits. La Guinée figure parmi les nations africaines ayant régulièrement exprimé leur soutien à la position marocaine dans les différentes instances régionales et internationales.
Au cœur de cette position guinéenne se trouve l’Initiative marocaine d’autonomie, présentée par Rabat en 2007 comme une solution politique destinée à mettre fin au différend autour du Sahara.
Le ministre guinéen a rappelé que son pays considère cette initiative comme « la seule solution crédible et réaliste » susceptible de conduire à un règlement durable de cette question régionale.
Selon les autorités marocaines, ce plan d’autonomie permettrait aux populations sahariennes de gérer leurs affaires locales dans le cadre de la souveraineté du Royaume.
Plusieurs pays africains, arabes et occidentaux soutiennent désormais cette initiative, jugée pragmatique et conforme aux efforts de stabilité régionale.
Pour Conakry, le soutien à cette proposition s’inscrit dans la dynamique diplomatique impulsée par le Roi Mohammed VI, qui a multiplié ces dernières années les initiatives visant à renforcer les partenariats africains du Maroc et à consolider l’appui international à la souveraineté marocaine sur le Sahara.
Le ministre guinéen a également salué l’adoption, le 31 octobre 2025, par le Conseil de sécurité des Nations Unies, de la Résolution 2797. Cette résolution constitue une étape importante dans le traitement du dossier du Sahara au sein des Nations Unies.
Selon Morissanda Kouyaté, ce texte confirme la prééminence du plan marocain d’autonomie en le présentant comme la seule base sérieuse, crédible et durable pour parvenir à une solution politique au différend régional. Cette lecture rejoint celle défendue par Rabat, qui considère les récentes résolutions onusiennes comme une reconnaissance progressive de la pertinence de son initiative.
La diplomatie marocaine voit dans cette évolution un succès majeur de sa stratégie internationale, fondée sur le dialogue, le partenariat et la coopération avec les pays africains et les grandes puissances mondiales.
Au fil des années, plusieurs États ont ouvert des consulats dans les villes de Laâyoune et Dakhla, un geste interprété par le Maroc comme un soutien concret à sa souveraineté sur les provinces du Sud.
Le soutien réaffirmé par la Guinée intervient dans un contexte géopolitique marqué par de nombreuses recompositions diplomatiques en Afrique.
Le Maroc renforce de plus en plus son influence économique et politique sur le continent à travers des investissements importants dans les secteurs bancaire, agricole, énergétique et des infrastructures.
La Guinée, de son côté, entretient avec le Royaume une coopération active dans plusieurs domaines stratégiques.
Les deux pays collaborent notamment dans les secteurs de la formation, de la santé, des mines, de l’éducation et de la sécurité.
Des centaines d’étudiants guinéens poursuivent également leurs études dans les universités marocaines grâce à des programmes de bourses mis en place entre les deux États.
Les relations entre Conakry et Rabat se distinguent aussi par une coopération religieuse importante.
Le Maroc accueille régulièrement des imams et cadres religieux guinéens dans des instituts spécialisés afin de promouvoir un islam modéré basé sur les valeurs de tolérance et de coexistence pacifique.
Au-delà de la dimension bilatérale, la position guinéenne reflète une volonté de contribuer à la stabilité régionale.
Pour plusieurs observateurs africains, le règlement de la question du Sahara demeure essentiel pour renforcer l’intégration maghrébine et favoriser une coopération plus étroite entre les pays du continent.
La question du Sahara reste l’un des dossiers les plus sensibles au sein de l’Union africaine et des Nations Unies. Depuis des décennies, ce différend oppose le Maroc au Front Polisario, soutenu par l’Algérie. Rabat considère le Sahara comme partie intégrante de son territoire national, tandis que le Polisario réclame l’organisation d’un référendum d’autodétermination.
Face aux blocages persistants, le plan marocain d’autonomie apparaît aujourd’hui, pour plusieurs États africains et partenaires internationaux, comme une solution de compromis capable de favoriser une sortie de crise durable.
Le soutien croissant dont bénéficie cette initiative renforce la position diplomatique du Royaume sur la scène internationale.
La déclaration de Morissanda Kouyaté à Rabat illustre ainsi la convergence de vues entre la Guinée et le Maroc sur les grands enjeux africains.
Elle témoigne également de la solidité d’un partenariat stratégique fondé sur la coopération Sud-Sud, la solidarité africaine et la recherche de solutions politiques aux crises régionales.
Dans un environnement international marqué par les tensions géopolitiques et les défis sécuritaires, les deux pays affichent leur volonté de poursuivre leur collaboration et de défendre ensemble les principes de stabilité, d’intégrité territoriale et de développement partagé.
Avec cette nouvelle réaffirmation de soutien, la Guinée consolide davantage ses relations avec le Maroc et confirme sa place parmi les alliés africains les plus constants du Royaume sur la question du Sahara.

