Après plusieurs jours de vives tensions liées à un incident frontalier aux versions contradictoires, les autorités guinéennes ont remis à Freetown des militaires sierra-léonais interpellés en début de semaine, contribuant à décrisper la situation entre les deux pays.
Les militaires sierra-léonais interpellés en début de semaine par les forces guinéennes ont été remis à leurs autorités nationales, a annoncé vendredi le ministère sierra-léonais de la Communication.
Dans une communication relayée par le ministère sierra-léonais de l’Information et de l’Éducation civique, les autorités ont insisté sur la primauté du dialogue pour résoudre la crise. « La diplomatie est la clé », souligne le département, précisant que « nos vaillants soldats et policiers » sont désormais « en sécurité entre les mains du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Alhaji Timothy Kabba, chef de délégation en Guinée ».
Le gouvernement sierra-léonais affirme en outre être « engagé à explorer toutes les voies diplomatiques disponibles pour régler tout différend avec la Guinée ».
Selon Freetown, les soldats ont été « récupérés sains et saufs » après plusieurs jours de crispations diplomatiques consécutives à un incident frontalier survenu entre dimanche et lundi.
Les autorités guinéennes avaient, de leur côté, affirmé le 25 février avoir arrêté seize militaires sierra-léonais armés entrés en territoire guinéen, à environ 1,4 km de la frontière, dans le district de Koudaya, préfecture de Faranah. Conakry soutenait qu’ils avaient installé un campement et hissé leur drapeau, entraînant la saisie de leur matériel et l’ouverture d’une enquête.
Cette version a été contestée par Freetown, qui a indiqué que ses éléments participaient à la construction d’un poste frontalier dans la localité de Kaleyereh, dans le district de Falaba, accusant à son tour des soldats guinéens d’avoir franchi la ligne de démarcation.
Les autorités sierra-léonaises avaient exigé une libération « sûre et inconditionnelle » de leurs militaires, tout en dépêchant une mission d’établissement des faits.

