À l’ouverture de l’année judiciaire 2026, le président ghanéen appelle à renforcer l’efficacité de la Cour africaine des droits de l’homme et à permettre l’accès direct des citoyens et des ONG à la juridiction continentale.
Le président ghanéen John Dramani Mahama a officiellement ouvert dimanche 2 mars l’Année judiciaire 2026 de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples à Arusha, en Tanzanie. La cérémonie a réuni des juristes, des fonctionnaires gouvernementaux, des membres du corps diplomatique et des représentants des institutions régionales pour réaffirmer l’engagement de l’Afrique envers la justice, la responsabilité et l’État de droit.
« Au cours des deux dernières décennies, la Cour africaine a prouvé sa capacité à recalibrer notre boussole morale », a déclaré Mahama, notant qu’« il est maintenant temps d’approfondir notre engagement afin que, dans 20 ans, lors du 40ᵉ anniversaire, elle soit un organe judiciaire international leader et un modèle pour les autres. »
Dans la même veine, Mahama a exhorté les États africains à respecter et appliquer de bonne foi les décisions de la Cour et à permettre l’accès direct des citoyens et des ONG à la juridiction continentale. « Je demande humblement à toutes les nations et à tous les Africains de respecter et d’appliquer les jugements de la Cour de bonne foi et de faire la déclaration permettant cet accès », a-t-il ajouté.
Le président ghanéen a souligné la nécessité de renforcer les institutions continentales, de protéger l’indépendance judiciaire et la dignité de chaque Africain sans crainte ni faveur.
L’ouverture de l’Année judiciaire 2026 marque une volonté renouvelée des États africains de consolider l’État de droit, de défendre le mandat de la Cour et de promouvoir une vision commune de la justice et des droits de l’homme sur le continent.
Justice africaine : John Dramani Mahama appelle à renforcer le rôle de la Cour africaine des droits de l’homme
Arusha, Tanzanie — L’ouverture officielle de l’Année judiciaire 2026 de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples a été marquée par un appel fort en faveur du renforcement de la justice continentale et de la protection des droits fondamentaux des citoyens africains. La cérémonie, présidée par le président ghanéen John Dramani Mahama, s’est tenue le dimanche 2 mars à Arusha, siège de la juridiction panafricaine.
L’événement a rassemblé de nombreuses personnalités du monde juridique et politique, dont des juges, des représentants des gouvernements africains, des membres du corps diplomatique, ainsi que des responsables d’organisations régionales et internationales. Tous étaient réunis pour réaffirmer l’importance de la justice, de la responsabilité et de l’État de droit sur le continent africain.
Une institution clé pour la justice africaine
Créée pour garantir la protection des droits humains en Afrique, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples constitue aujourd’hui l’une des institutions juridiques les plus importantes du continent. Elle agit comme une juridiction supranationale chargée de statuer sur les violations des droits humains et d’interpréter les instruments juridiques adoptés par l’Union africaine.
Dans son discours d’ouverture, le président ghanéen a salué les progrès réalisés par la Cour au cours des vingt dernières années. Selon lui, cette institution a joué un rôle déterminant dans la promotion des valeurs fondamentales de justice et de dignité humaine.
« Au cours des deux dernières décennies, la Cour africaine a prouvé sa capacité à recalibrer notre boussole morale », a déclaré Mahama devant une assemblée attentive. Pour le dirigeant ghanéen, l’existence d’une juridiction continentale indépendante constitue un pilier essentiel dans la construction d’une Afrique plus juste et plus démocratique.
Cependant, malgré les avancées enregistrées, Mahama estime que des efforts supplémentaires sont nécessaires afin de consolider l’efficacité et l’influence de la Cour.
L’accès direct des citoyens au cœur des réformes
L’un des points majeurs de l’intervention du président ghanéen concerne l’accès direct des citoyens et des organisations non gouvernementales à la juridiction continentale.
Actuellement, tous les États africains n’ont pas fait la déclaration permettant aux particuliers et aux ONG de saisir directement la Cour. Dans plusieurs cas, les plaintes doivent encore passer par des mécanismes intermédiaires, ce qui limite l’accès à la justice pour de nombreux citoyens.
Face à cette situation, John Dramani Mahama a lancé un appel solennel aux États africains afin qu’ils prennent les mesures nécessaires pour faciliter cet accès.
« Je demande humblement à toutes les nations et à tous les Africains de respecter et d’appliquer les jugements de la Cour de bonne foi et de faire la déclaration permettant cet accès », a-t-il affirmé.
Selon lui, permettre aux citoyens et aux organisations de la société civile de saisir directement la Cour renforcerait la confiance des populations dans les institutions africaines et contribuerait à rendre la justice plus accessible.
Les défenseurs des droits humains considèrent également cette réforme comme essentielle pour lutter contre les violations des droits fondamentaux et garantir une protection effective des populations.
Respect et application des décisions de la Cour
Un autre défi majeur évoqué lors de la cérémonie concerne l’application des décisions rendues par la Cour. Bien que ses jugements soient juridiquement contraignants, leur mise en œuvre dépend souvent de la volonté politique des États concernés.
Dans certains cas, les décisions de la juridiction continentale ont été ignorées ou appliquées partiellement, ce qui fragilise la crédibilité du système judiciaire africain.
Pour John Dramani Mahama, il est impératif que les gouvernements africains respectent pleinement leurs engagements.
Il a ainsi exhorté les États à appliquer de bonne foi les jugements rendus par la Cour et à coopérer avec les institutions continentales afin de renforcer la justice et la responsabilité politique.
Selon plusieurs observateurs, cette question reste l’un des principaux défis de la justice internationale en Afrique.
Renforcer les institutions continentales
Au-delà de la question judiciaire, le président ghanéen a également insisté sur la nécessité de consolider les institutions continentales afin de garantir la stabilité et la démocratie en Afrique.
Pour Mahama, une justice indépendante et efficace constitue l’un des fondements indispensables du développement politique et économique du continent.
Il a souligné que la protection de l’indépendance judiciaire est essentielle pour garantir que les droits de chaque Africain soient respectés « sans crainte ni faveur ».
Dans un contexte marqué par des défis politiques, sécuritaires et économiques dans plusieurs régions du continent, les institutions juridiques africaines jouent un rôle crucial dans la prévention des conflits et la promotion de la paix.
Les experts estiment qu’un système judiciaire continental fort peut contribuer à résoudre pacifiquement les différends et à renforcer la gouvernance démocratique.
Une vision pour les prochaines décennies
L’ouverture de l’Année judiciaire 2026 ne représente pas seulement une cérémonie symbolique. Elle marque également une étape importante dans la réflexion sur l’avenir de la justice africaine.
John Dramani Mahama a exprimé l’espoir que la Cour africaine devienne, d’ici les vingt prochaines années, l’une des juridictions internationales les plus respectées au monde.
« Il est maintenant temps d’approfondir notre engagement afin que, dans 20 ans, lors du 40ᵉ anniversaire, elle soit un organe judiciaire international leader et un modèle pour les autres », a-t-il déclaré.
Cette ambition reflète une vision plus large : celle d’une Afrique capable de résoudre ses propres défis juridiques et de promouvoir des standards élevés en matière de droits humains.
Un engagement renouvelé pour l’État de droit
La cérémonie d’ouverture de l’Année judiciaire 2026 symbolise ainsi une volonté renouvelée des États africains de consolider l’État de droit et de renforcer les mécanismes de protection des droits humains.
Pour les participants, cette rencontre constitue également une occasion de réfléchir aux réformes nécessaires pour améliorer l’efficacité de la Cour et renforcer la coopération entre les États membres.
Dans un monde marqué par des crises politiques et sociales, la promotion de la justice et de la responsabilité demeure un enjeu central pour l’avenir du continent africain.
À Arusha, les discours et les engagements formulés lors de cette ouverture solennelle témoignent d’une ambition claire : faire de la justice africaine un pilier solide du développement, de la paix et de la dignité humaine.
Si les recommandations formulées par les dirigeants et les juristes présents sont mises en œuvre, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples pourrait jouer un rôle encore plus déterminant dans la défense des droits fondamentaux des citoyens africains dans les décennies à venir.

