Plus de 7 200 personnes ont été affectées par le passage du cyclone tropical FYTIA dans plusieurs régions du nord de Madagascar. Si aucun décès n’a été signalé à ce stade, d’importants dégâts matériels ont été enregistrés et les autorités poursuivent les opérations d’évaluation et d’assistance.
Le cyclone tropical FYTIA a provoqué d’importants dégâts dans plusieurs régions du nord de Madagascar, affectant plus de 7 200 personnes, selon un bilan provisoire communiqué dimanche par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC).
Le phénomène a touché 15 districts répartis dans les régions de Melaky, Boeny, Sofia et Analamanga. Le bilan fait état de 7 202 personnes sinistrées, dont 4 041 déplacées, ainsi que de 2 224 ménages affectés. Les dégâts recensés sont essentiellement matériels, avec de nombreuses habitations endommagées et des infrastructures affectées par les vents violents et les fortes précipitations.
Aucun décès n’a été officiellement enregistré à ce stade. Toutefois, une personne est portée disparue dans la commune d’Ambalakida, située dans le district de Mahajanga II. Par ailleurs, 24 salles de classe ont subi des dommages, perturbant localement le fonctionnement des établissements scolaires.
Selon les autorités, les mécanismes nationaux de gestion de crise ont été activés dès la diffusion des premières alertes émises par Météo Madagascar. Le Centre national de coordination opérationnelle d’urgence (CNCOU) ainsi que le Centre d’études, de réflexion, de veille et d’orientation (CERVO) sont opérationnels depuis le 29 janvier afin d’assurer la coordination des interventions.
Des moyens logistiques et humains ont été mobilisés, notamment des embarcations pour les zones inondées, des équipes de protection civile, des motopompes pour l’évacuation des eaux, ainsi que des stocks de vivres et de matériels d’urgence. Des sites d’hébergement temporaire ont également été identifiés et aménagés dans des infrastructures publiques.
Des agents du BNGRC ont été déployés à Mahajanga et à Maevatanàna pour renforcer la coordination régionale et appuyer la collecte des données sur le terrain. Les autorités précisent que les évaluations se poursuivent, certaines zones demeurant difficiles d’accès, notamment dans les districts de Mitsinjo, Soalala et Besalampy.
La situation météorologique continue d’être suivie de près par les services compétents, tandis que les opérations d’assistance aux populations affectées se poursuivent.

