Addis-Abeba – La Commission de l’Union africaine a fermement condamné l’attaque aérienne menée le 29 juillet 2026 contre des navires stationnés au port de Damiette, en République arabe d’Égypte. Dans une déclaration officielle, le président de la Commission, Mahmoud Ali Youssouf, a dénoncé une atteinte grave à la souveraineté égyptienne et a appelé toutes les parties concernées à faire preuve de retenue afin d’éviter une nouvelle escalade des tensions.
Cette prise de position intervient dans un contexte régional marqué par une multiplication des risques sécuritaires affectant les voies maritimes stratégiques et les infrastructures civiles. Pour l’Union africaine, l’incident survenu au port de Damiette ne concerne pas uniquement l’Égypte, mais soulève également des préoccupations pour l’ensemble du continent africain en matière de sécurité, de stabilité et de respect du droit international.
Dans son communiqué, le président de la Commission a exprimé la solidarité de l’organisation panafricaine envers le gouvernement et le peuple égyptiens. Il a salué la réaction rapide des autorités égyptiennes, estimant que leur intervention avait permis d’éviter des pertes humaines malgré la gravité de l’attaque. Il a également exprimé sa confiance dans les enquêtes ouvertes par les autorités compétentes afin de faire toute la lumière sur les circonstances de l’incident et d’identifier les responsabilités.
Le port de Damiette constitue l’un des principaux centres logistiques et commerciaux de l’Égypte. Situé sur la côte méditerranéenne, il joue un rôle stratégique dans le commerce maritime régional et international. Toute menace visant cette infrastructure est susceptible d’avoir des répercussions sur les activités portuaires, les échanges commerciaux et les chaînes d’approvisionnement, au-delà des frontières égyptiennes.
Pour Mahmoud Ali Youssouf, cette attaque représente une violation sérieuse des principes fondamentaux du droit international. Le responsable de l’Union africaine a rappelé que la souveraineté et l’intégrité territoriale des États membres doivent être pleinement respectées, conformément aux engagements internationaux et aux textes fondateurs de l’organisation continentale.
La Commission de l’Union africaine estime que les infrastructures civiles ne doivent jamais devenir des cibles dans le cadre de conflits armés ou de tensions géopolitiques. Les ports, les réseaux de transport et les installations économiques constituent des éléments essentiels au développement des États africains et à la sécurité économique du continent. Leur protection demeure donc une priorité pour les institutions africaines.
Dans sa déclaration, le président de la Commission a également mis en garde contre le risque de voir l’Afrique devenir le théâtre de conflits qui trouvent leur origine en dehors du continent. Selon lui, les rivalités internationales ne doivent pas compromettre la stabilité des pays africains ni exposer leurs populations et leurs infrastructures à des actes de violence.
Cette position traduit la volonté de l’Union africaine de préserver le continent des conséquences des crises extérieures. L’organisation plaide depuis plusieurs années pour des solutions diplomatiques aux différends internationaux et encourage le règlement pacifique des conflits dans le respect de la Charte des Nations unies et des principes du droit international.
Au-delà de la condamnation de l’attaque, la Commission a lancé un appel à la retenue maximale. Elle invite les parties concernées à privilégier le dialogue, à éviter toute action susceptible d’aggraver les tensions et à favoriser les initiatives diplomatiques destinées à préserver la paix et la sécurité régionales.
La protection de la navigation maritime figure également parmi les préoccupations exprimées dans la déclaration. Les routes maritimes reliant la Méditerranée, la mer Rouge et le canal de Suez constituent des axes essentiels pour le commerce mondial. Toute menace contre ces espaces stratégiques peut avoir des conséquences économiques importantes pour les États africains et leurs partenaires internationaux.
L’Union africaine réaffirme ainsi son attachement au respect de la liberté de navigation et à la sécurité des infrastructures portuaires. Ces principes sont considérés comme indispensables au développement économique, à l’intégration régionale et à la stabilité des échanges commerciaux.
L’Égypte, membre fondateur de l’Union africaine, occupe une place importante dans les mécanismes de coopération politique, économique et sécuritaire du continent. La solidarité exprimée par la Commission illustre la volonté de l’organisation d’accompagner ses États membres lorsqu’ils sont confrontés à des menaces susceptibles de porter atteinte à leur souveraineté.
Les autorités égyptiennes poursuivent leurs investigations afin de déterminer les circonstances exactes de l’attaque. Les résultats de cette enquête devraient permettre d’établir les responsabilités et de renforcer, si nécessaire, les dispositifs de sécurité autour des infrastructures portuaires nationales.
Pour plusieurs observateurs, cet incident rappelle la nécessité d’une coopération renforcée entre les États africains dans les domaines de la sécurité maritime, du renseignement et de la protection des infrastructures critiques. Face à l’évolution des menaces, une coordination accrue apparaît essentielle pour prévenir de nouveaux incidents et garantir la continuité des activités économiques.
La déclaration de la Commission de l’Union africaine s’inscrit dans une démarche plus large visant à promouvoir la paix, la stabilité et le respect des règles internationales. En réaffirmant son engagement en faveur du dialogue et de la désescalade, l’organisation souligne que les différends doivent être résolus par des moyens pacifiques, dans le respect de la souveraineté des États et des principes de la coopération internationale.
Alors que les enquêtes se poursuivent en Égypte, la communauté internationale suit avec attention l’évolution de la situation. Pour l’Union africaine, la priorité demeure la protection des populations civiles, la préservation des infrastructures stratégiques et le maintien de la stabilité régionale. L’organisation réaffirme enfin son engagement à travailler avec ses États membres et ses partenaires afin de promouvoir une Afrique sûre, stable et à l’abri des répercussions des conflits extérieurs.


