A l'approche du 48ème sommet de l’Union africaine (UA), prévu du 11 au 15 février à Addis-Abeba, les deux diplomates ont convenu de maintenir une coordination étroite au sein des instances régionales pour porter une voix africaine unifiée, en adéquation avec les ambitions de l’Agenda 2063 pour le continent.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, s’est entretenu vendredi 30 janvier avec son homologue nigérian, Yusuf Tuggar, sur les moyens de renforcer les relations bilatérales entre les deux pays ainsi que sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun.
Selon un communiqué du ministère égyptien, Abdelatty a réaffirmé « le plein soutien de l’Egypte aux efforts visant à éradiquer les organisations terroristes en Afrique centrale et occidentale ainsi que dans la région du Sahel ».
Il a également souligné que l'Egypte est prête à partager son expertise en matière de lutte contre le terrorisme », afin de « stabiliser l'Afrique centrale, l'Afrique de l'Ouest et la région du Sahel » en renforçant les capacités des institutions nationales nigérianes.
Sur le plan économique, le chef de la diplomatie égyptienne a salué la volonté commune de renforcer la coopération commerciale et d’investissement entre les deux pays notamment dans le cadre de l’adhésion de l’Egypte au Marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA) et de celle du Nigeria à la CEDEAO.
Abdelatty a appelé à poursuivre la mise en œuvre de projets agricoles conjoints, en adéquation avec le plan d’action du gouvernement nigérian, en particulier dans les secteurs où les entreprises égyptiennes disposent d’une vaste expertise.
Ces domaines constituent également des priorités pour le gouvernement nigérian et s’inscrivent dans ses plans nationaux de développement, de manière à servir les intérêts communs et à répondre aux aspirations des deux peuples frères, selon le communiqué.
A l'approche du 48ème sommet de l’Union africaine (UA), prévu du 11 au 15 février à Addis-Abeba, les deux diplomates ont convenu de maintenir une coordination étroite au sein des instances régionales pour porter une voix africaine unifiée, en adéquation avec les ambitions de l’Agenda 2063 pour le développement du continent.
L’urgence d’une solution à Gaza
L'entretien s’est également penché sur la crise humanitaire à Gaza. Le ministre égyptien a réitéré l’urgence d’une mobilisation internationale pour concrétiser la seconde phase du plan de paix américain. Il a plaidé pour le soutien en faveur du Comité national pour la gestion de Gaza en tant qu’autorité transitoire, avant un retour complet de l'Autorité palestinienne.
« L'Egypte appelle ainsi au déploiement rapide d'une force de stabilité internationale pour surveiller le cessez-le-feu, sécuriser l'aide humanitaire et superviser le retrait israélien, étapes indispensables à la reconstruction du territoire », a rappelé Abdelatty, soulignant la convergence stratégique entre Le Caire et Abuja.


