Le classement, réalisé par le média Jeune Afrique, détaille les investissements massifs, ses projets urbains ambitieux et sa capacité à attirer les capitaux étrangers, confirmant ainsi le statut du Grand Caire en tant que moteur économique et culturel en Afrique, tout en offrant un cadre de vie plébiscité par ses habitants.
La ville du Caire a obtenu la première place dans le classement des 30 villes africaines les plus attractives établi en décembre dernier par Jeune Afrique, faisant de la capitale la métropole la plus dynamique d’Afrique en 2025, en partenariat avec le cabinet Sagaci Research.
Sagaci Research est un cabinet d'études de marché et d'analyse de données axé principalement sur l'Afrique. Fondé en 2012 par d'anciens employés du Boston Consulting Group (BCG), le cabinet fournit des informations exploitables à un large éventail de clients, notamment des multinationales, des entreprises locales, des investisseurs et des sociétés de conseil.
Classée 7ᵉ en 2024, la capitale égyptienne a grimpé de sept rangs dans ce palmarès avec un score exceptionnel de 9,7/10 en matière d'investissements directs étrangers d'IDE (11,3 milliards de dollars entre 2019 et 2023). Le Caire écrase littéralement la concurrence et « illustre parfaitement les défis de l'urbanisation africaine », selon Jeune Afrique, premier site d'actualité sur le continent.
Modernisation du métro, déploiement de l'IA et smart cities, guichet unique pour les investisseurs… Le Caire multiplie les projets pour séduire, notamment les capitaux du Golfe. En témoignent aussi les projets colossaux de villes nouvelles autour du Caire telle la Nouvelle Capitale administrative inaugurée début 2025, ayant nécessité plus de 60 milliards de dollars d'investissements. Cette capitale symbolise l'ambition démesurée d'une métropole du Grand Caire qui devra accueillir 55 millions d’habitants.

Mais la médaille a son revers. Embouteillages, pollution, accès à l'eau et à l'électricité, gestion des déchets : les défis restent colossaux. La ville dessine un territoire à deux vitesses entre richesse et précarité, modernité et désordre. « Un savant mélange de l'ancien, du grand désordre et du renouveau », résume un expert.
Le Caire est un paradoxe vivant, une capitale où la beauté et les monuments historiques sublimes coexistent avec le bruit, le désordre, les embouteillages et la pollution.
Selon une infographie publiée par Jeune Afrique sur son compte Facebook, 73 % des résidents interrogés ont recommandé Le Caire comme une ville où il fait bon vivre.
La ville égyptienne se positionne première dans les sous-catégories d’indice global et d’investissements directs étrangers (IDE). Elle occupe la 12e place en termes de qualité de vie, se classe 17e en services essentiels et 19e en entreprises et emplois et recule un peu plus en matière d’infrastructure et de logement, en s’établissant au 25e rang.
Selon le classement, le Caire se caractérise par trois principaux atouts : sa capacité à attirer les investissements, la sécurité des biens et des personnes et la qualité du réseau routier. Atouts qui contrastent avec trois principaux inconvénients, le manque d’espaces verts, de propreté et d’opportunités professionnelles.
Ces multiples facettes font du Caire une ville exceptionnelle et une expérience d'une intensité sans pareille. On ne peut s'empêcher de tomber amoureux de sa beauté et de ses défauts à la fois.


