En remportant les élections avec seulement huit voix d'avance, le nouveau chef de file du Wafd doit faire face à de nouveaux défis : unifier une base divisée par les résultats et maintenir le prestige démocratique du plus ancien parti du pays dans un paysage politique en constante mutation.
El-Sayyid El-Badawi a été réélu, vendredi 30 janvier, à la présidence du parti libéral Wafd, le plus ancien d'Egypte, l'emportant d'une courte tête avec seulement huit voix d'avance sur son principal challenger, Hani Sarie Eldin.
Sur les 2 614 suffrages exprimés, El-Badawi a recueilli 1 302 voix contre 1 294 pour son rival, au sein d'un scrutin qui n'a comptabilisé que 18 bulletins nuls.
Cette victoire permet à cet industriel membre du parti depuis 1983 de poursuivre son parcours à la tête de la formation. Ancien secrétaire général et membre de la Haute Commission, El-Badawy avait déjà marqué l'histoire du parti en 2010 en l'emportant face à Mahmoud Abaza, avant de diriger le mouvement durant deux mandats consécutifs jusqu'en 2018.
Le processus électoral, placé sous une supervision judiciaire rigoureuse, s'est déroulé dans une atmosphère de ferveur démocratique. Les membres de l'assemblée générale ont défilé aux urnes de 9h00 à 17h00, ne marquant qu'une brève pause pour la prière du vendredi.
Cette journée a également été marquée par la présence de figures emblématiques du parti, telles que Mounir Fakhry Abdel Nour et Mahmoud Abaza, venus témoigner de l'importance de ce rendez-vous.
Fondé en 1919 par Saad Zaghloul pour mener la lutte pour l’indépendance contre l'occupation britannique, le Wafd (la « délégation ») demeure le pilier du libéralisme national.
Cette élection, marquée par une compétition intense, souligne les défis qui attendent le président réélu : unifier une base divisée par les résultats et maintenir le prestige démocratique du plus ancien parti du pays dans un paysage politique en constante mutation.


